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Mouvement Populaire
Programme
social
Sommaire
1-Diagnostic social
succinct
2- Orientations sociales
stratégiques
Chômage/emploi
Monde rural
INDH
Genre et Société
ONG et monde associatif
Culture de solidarité
3-
Secteurs sociaux de base
Eau /électricité
Programmes de logements sociaux
Routes et Pistes
Santé
Education /Formation
Jeunesse et sport
Protection de l’enfance
4-
Politique active pour lutter contre les grands fléaux sociaux
Pauvreté
Précarité
Mendicité
Handicapés
Habitat insalubre
L’ émigration
1-
Diagnostic social
Depuis la
mise en application du Programme d’Ajustement Structurel (PAS) en 1983,
les déficits sociaux n’ont cessé de s’accroître au Maroc. En effet, la
priorité des priorités de la politique économique de l’Etat était et
demeure toujours la préservation et la consolidation des équilibres
macro économiques au détriment des grandes équilibres sociaux.
La
situation sociale apparaît non seulement dangereuse et se dégrade de
jour en jour, mais représente aussi une bombe à retardement susceptible
d’exploser à tout instant et partout.
La
faiblesse du rythme de croissance économique, le taux relativement
important de la croissance démographique, la grande modicité des budgets
réservés aux secteurs sociaux… ont grandement contribué à la
détérioration alarmante de la plupart des indicateurs sociaux au Maroc
Cette
détérioration continue et fâcheuse des équilibres sociaux (chômage,
pauvreté…) peut être apprécier globalement par le biais de l’Indice de
Développement Humain (IDH) du PNUD. Le classement du Maroc dans cet
indice est passé du 112ième en 1999 à 124ième en
2004.
L’un des
grands fléaux sociaux au Maroc est l’analphabétisme qui représente la
« honte nationale » dans la mesure où actuellement 43% de marocains
ayant 10 ans et plus sont analphabètes, contre 26% en Tunisie, 30% en
Algérie… Plus de la moitié des femmes et un peu moins du tiers des
hommes sont analphabètes. Selon le milieu de résidence, 61% des ruraux
et 29% des urbains sont analphabètes.
A cela
s’ajoute un taux de déperdition scolaire qui ne cesse de s’accroître
puisque après 12 ans seuls 69% de marocains vont à l’école et ce taux
chute à 43% après 15 ans.
Le chômage
constitue aussi un drame social dans notre pays. Actuellement le taux de
chômage dépasse les 11,5% avec un taux de 19,4% en milieu urbain et
quelque 3,6% en milieu rural.
Ce fléau
touche beaucoup plus les jeunes avec un taux de 26% et davantage les
femmes et surtout citadines avec 25,8%. Le taux de chômage le plus
élevé, soit 33,2% concerne les jeunes citadins dont la tranche d’âge est
comprise entre 15 et 24 ans.
Chaque
année, un flux de 300000 actifs arrive sur le marché du travail et plus
de 2.500.000 sont en
situation du chômage.
Au niveau
des indicateurs sanitaires, la situation est également inquiétante même
si l’espérance de vie atteint actuellement 71 ans. Ainsi par exemple, le
Maroc dispose d’un médecin pour 1800 habitants contre 1100 en Tunisie et
230 mères sur 100000 décèdent à l’accouchement contre 170 en Tunisie,
150 en Jordanie… En plus des disparités très importantes existent entre
les régions puisque à Ouarzazate ou à Chefchaouan par exemple nous avons
un médecin pour 10000 habitants.
Toujours
dans ce domaine, la mortalité infantile est très élevée au Maroc puisque
40 bébés de moins d’un an meurent pour 1000 naissances vivantes, contre
26 en Tunisie et seulement 3,4 en Espagne.
Concernant
l’adduction en eau potable et l’électrification, beaucoup d’efforts ont
été entrepris dans le cadre du PERG et du PAGER. Ainsi le monde rural
est actuellement électrifié à 80% contre 15% seulement en 1990. De même,
70% des ruraux ont actuellement accès à l’eau potable contre 14% en
1994.
Cependant
l’électrification concerne parfois le seul chef lieu du village ou du
douar et la desserte en eau potable ne signifie pas toujours le
raccordement des maisons au réseau mais simplement la disponibilité d’un
point d’eau à proximité.
D’autres
indicateurs sociaux apparaissent alarmantes comme le taux de pauvreté
qui demeure à quelque 13,7% en 2004 contre 17,8% en 2001 et 19 % en
1999. La baisse relative de ce taux s’est accompagné d’un élargissement
du nombre de pauvres au Maroc qui dépasse actuellement les 5 millions de
personnes.
Il faut
noter aussi que la pauvreté est plus accentuée en milieu rural puisque
le taux de pauvreté y est
dépasse les 23% et le nombre des pauvres atteint 3.200.000 personnes.
De même la
précarité touche 2 % de la population urbaine, soit 300000 personnes,
25% de la population est vulnérable en disposant d’un revenu inférieur à
4500 dh par personne et par an et 4.000.000 de personnes souffrent de
l’exclusion sociale.
D’autres
indicateurs qui dénotent du faible niveau de vie de la population
marocaine comme les équipements éléctro – ménagers sont également
révélateurs. Ainsi 77% des ménages ont un téléviseur, 50% ont un
réfrigérateur, 34% ont une parabole et 30% ont une lave linge.
Sur un
autre plan, la crise du logement représente l’une des grandes
problématiques sociales dans notre pays. Celle- ci apparaît au niveau de
la persistance, voire du
développement des bidonvilles et de l’habitat insalubre. Ainsi 8% de
ménages marocains habitent toujours dans des bidonvilles et 700000
ménages, soit environ 4 millions de personnes vivent dans les quartiers
non réglementaires ou dans les bidonvilles.
Ce bref
diagnostic social montre clairement d’une part, l’état très inquiétant
de la grande majorité des indicateurs sociaux de notre pays et incite
fortement et d’autre part à la mise en place d’une véritable stratégie
nationale de développement humain et de progrès social. C’est d’ailleurs
dan cette perspective que l’INDH auquel le MP souscrit totalement a été
lancé par Sa Majesté le Roi le 18 Mai2005.
Le monde rural
Pendant longtemps le
monde rural a été marginalisé et n’a que très peu bénéficié des actions
publiques de développement. Il a fallu attendre la dernière décennie
pour qu’il fasse l’objet de programmes sérieux visant l’amélioration de
ses équipements de base. L’exécution de ces programmes a permis
d’améliorer sensiblement l’accès des populations rurales aux différents
services socio-économiques :
-Electrification 72% en 2004
-Eau potable 60% en 2004
-Désenclavement 54% en 2005
Par contre les besoins en services sociaux notamment en santé et en
éducation ne sont que partiellement satisfaits.
Cet espace, où la relation entre les populations de plus en plus
nombreuses et les ressources naturelles a atteint des seuils alarmants
de déséquilibre, comporte 75% de la population pauvre du pays.
Si les actions ne sont pas maintenues et intensifiées, la
situation du monde rural se détériorera davantage et l’exode rural
prendre des dimensions importantes et réduirait ainsi à néant les
efforts entrepris par les pouvoirs publics au niveau des villes.
Le mouvement populaire, conscient de la gravité de la situation sociale
et économique des populations rurales, préconise les orientations et les
mesures suivantes en vue d’initier un véritable développement rural.
Dans ce cadre le parti appuie et se mobilise pour l’exécution de
l’Initiative Royale concernant le développement humain (INDH).
Une politique
réfléchie d’aménagement du territoire
Le parti considère comme prioritaire l’application d’une politique
d’aménagement du territoire qui permettra de délimiter des espaces
viables autour de pôles régionaux qui constitueront des locomotives du
développement local et régional.
Dans ce cadre, les zones de montagnes devraient bénéficier d’une
politique spécifique où la solidarité aval-amont, jointe aux efforts
publics nationaux, permettra de réunir les moyens de financement
nécessaires à la mise en œuvre des programmes de développement dont ces
zones feront l’objet.
Rôle de
l’agriculture
L’irrigation demeure le
meilleur moyen de mise en valeur des terres agricoles, c’est pourquoi le
parti accorde une priorité à l’extension des surfaces irriguées en
résorbant le décalage existant entre les surfaces dominées par les
barrages et celles réellement équipées.
La petite et moyenne hydraulique, compte tenue de son existence
partout à travers le territoire national, devraient également être
privilégiée chaque fois que le potentiel de non développement se
confirme. Pour le reste des
terres cultivées la modernisation et l’intensification doivent
s’orienter vers l’exploitation des rentes écologiques des différents
terroirs avec le souci de revoir l’utilisation des espaces agricoles
dans le but d’assurer la protection des ressources naturelles notamment
en zones marginales.
Les terres de parcours n’ont pas bénéficié de l’intérêt qu’elles
requièrent et ont fait l’objet de mise en culture et de surpâturage.
Il s’agit de protéger et de mettre en valeur ces espaces pour
renforcer le rôle de l’élevage comme source de revenu en milieu rural.
Encouragement des
activités non agricoles
L’activité
agricole, quelles que soient les améliorations de sa productivité que
l’on peut espérer, ne peut à elle seule résoudre la problématique de
l’emploi et d’amélioration des revenus des ruraux.
Le parti de Mouvement Populaire préconise le développement
d’activités économiques, notamment industrielles et artisanales, au sein
des petites villes et des villages qui sont étroitement liés aux
populations rurales.
Promotion
du tourisme rural
L’espace
rural marocain est très riche en sites écologiques et biologiques et en
paysages splendides qui doivent servir de base à une véritable politique
de tourisme rural.
Les actions menées jusqu’à présent dans ce domaine ont été éparses, peu
professionnelles et n’entrent pas dans une stratégie globale avec des
objectifs précis. Il est
temps d’asseoir cette stratégie et de prendre les mesures nécessaires à
sa réussite sur le terrain en étroite collaboration avec les populations
concernées.
Amélioration des conditions de vie des populations rurales
Le parti
préconise de maintenir et d’intensifier les efforts entrepris récemment
en faveur du monde rural en ce qui concerne l’amélioration du cadre de
vie des populations qui vivent à la compagne.
L’action doit être mise sur l’amélioration des services sociaux
de proximité notamment la santé et l’enseignement.
Une fiscalité
adaptée au rural
En relation
avec la politique d’aménagement du territoire citée plus haut, il est
proposé d’appliquer au monde rural une fiscalité adaptée capable
d’assurer l’équité sociale et à même d’encourager l’investissement
privé.
Pour une politique énergétique
spécifique au monde rural
Le parti du
Mouvement Populaire considère qu’il est vital de trouver une solution
pérenne au problème de l’énergie en milieu rural. Le recours à la
surexploitation des forêts a abouti à des déséquilibres qui risquent, si
rien n’est entrepris, de devenir irréversibles.
Le MP est favorable à la mise en œuvre d’une politique énergétique
spécifique pour le monde rural qui soulagera la pression anthropique
dont les systèmes écologiques font actuellement les frais.
Cette politique énergétique peut concerner aussi bien l’électricité que
le gaz naturel ou les énergies renouvelables.
L’objectif étant de substituer ces énergies au bois de feu et de
cuisson à condition que les prix soient compatibles avec les revenues
des ruraux.
EMPLOI-
CHOMAGE
Le Maroc
connaît un taux de chômage relativement élevé. Le chômage le plus
visible est mesurable est celui
qui touche principalement les jeunes, les personnes instruites et
les femmes. C’est le
constat qui se dégage de l’analyse de la situation actuelle sur le
terrain. Il constitue de par sa dimension et son ampleur l’un des
défis et opportunités clés du développement au Maroc. Notre pays
a pris conscience de tous les problèmes qui entravent sa marche vers le
progrès. Les différents rapports publiés récemment et principalement
celui du cinquantenaire de
l’indépendance, n’ont pas manqué de mettre en relief les
dysfonctionnements et afficher clairement les options pour s’attaquer
aux vrais problèmes de la société : l’Education,
Notre Parti, le Mouvement Populaire, qui se veut
un acteur politique ne peut rester en dehors de cette dynamique
qui répond aux aspirations d’une large frange de la société marocaine.
Pour
s’inscrire dans cette optique nous projetons l’élaborations un programme
d’actions qui traite des questions soulevées par l ‘élaboration d’un
programme social avec des propositions claires, réalistes et
réalisables.
Le
dossier du chômage des jeunes occupe une place importante dans le
volet social de ce programme. Nous
décrivons un état des lieux de ce fléau et dégageons des
proposions concrètes pour contribuer à la recherche des solutions les
mieux appropriées.
La structure du
chômage révèle que ce
phénomène est imputable essentiellement aux facteurs suivants:
- les demandeurs
d’emploi ayant un certain niveau d’instruction de type scolaire ou
universitaire aspirent à des types d’emploi
valorisants,
- le tissu
économique et le secteur privé n’ont pas la capacité d’absorbe toute la
masse des demandeurs d’emplois,
- la problématique
du chômage des titulaires de diplômes se pose encore avec acuité du fait
de la non adéquation des spécialités des formations
avec les besoins et l'évolution de l'économie,
- L’inefficacité des
mécanismes et méthodes de
qualification et d'intermédiation.
Partant de ces
constatations l’analyse, de la situation dans le secteur de l’emploi et
surtout en ce qui concerne les jeunes diplômés, amène à soulever de
nombreuses questions dont principalement:
- Pourquoi les
jeunes diplômés ne trouvent pas d’emplois ?
- Quels sont les secteurs
potentiellement employeurs ?
- Quelle est la
qualification requise pour accéder à un emploi ?
- Quel est le lien entre
la formation et le marché du travail ?
Il est bien
vrai que d’autres facteurs
conditionnent l’accès à la vie active et font que beaucoup de Diplômés
Chômeurs ne trouvent pas de place dans la vie professionnelle au terme
de leurs études, on peut citer à titre d’exemples :
- la
croissance économique insuffisante pour générer des emplois,
- le tissu
économique qui n’est pas suffisamment développé pour absorber toutes les
demandes qui arrivent sur le marché,
- la compétence de ces
diplômés qui ne répond pas
aux exigences des milieux professionnels.
La
conjugaison de ces trois facteurs fait que le Maroc souffre d’un taux de
chômage avoisinant les 22%.
L’enseignement
post-baccalauréat au Maroc à la rentrée 2005-2006 comprend 375.000
étudiants que va-t-il leur advenir quand ils auront leurs diplômes
d’enseignement supérieur ?
Les jeunes Marocains
détenteurs de diplômes universitaires sont touchés par le chômage à
hauteur de 27% et le secteur privé est devenu le principal employeur au
Maroc, avec 76,6% dans le milieu urbain. Les compétences marocaines, à
l’intérieur et encore bien plus à l’extérieur, ne sont pas structurées
pour travailler en réseaux et n’exploitent pas tous les potentiels des
nouvelles technologies de l’information et de la communication.
Le taux de chômage au Maroc,
en milieu urbain, est aux alentours de 20%. La tranche d’âges la plus
touchée est celle de 15 à 24 ans. Celui des diplômés de l’enseignement
supérieur 33% et celui des non diplômés 8% (1999 Direction des
Statistiques).
Il y aurait
actuellement 200.000 licenciés chômeurs selon le Secrétaire général de
l’Association Nationale des Diplômés Chômeurs au Maroc. Il y a plus
d’une dizaine d’associations au Maroc pour la défense des diplômés
chômeurs qui sont souvent maltraités par les forces de l’ordre lors des
manifestations qu’elles organisent.
Devant
l’ampleur de ce problème les acteurs de la vie publique ne peuvent, sous
aucun prétexte, continuer à ignorer le problème et laisser s’amplifier
la situation avec chaque année sur le marché de l’emploi d’effectifs de
jeunes de plus en plus élevés. La problématique est donc de taille et
toutes les actions publiques ou privées destinées à aider notre pays à
réinsérer les jeunes sont louables.
Partant de ces
données notre Parti, le
Mouvement Populaire, conscient des enjeux économiques et sociaux
pour cette catégorie de citoyens, se doit de présenter un
programme d’actions qui intègre la problématique du chômage et élabore
des propositions qui répondent aux aspirations de ces jeunes.
Avant de
formuler les principales propositions de notre organisation politique,
il y a lieu de donner certains éclairages sur des secteurs plus porteurs
et prometteurs pour l’avenir dans le but d’inciter à une orientation de
la formation, sous tous ses aspects, vers ces secteurs.
Nous
suggérons d’orienter
les qualifications des détenteurs de diplômes vers les filières
économiques prometteuses dont les possibilités demeurent encore
inexploitées, particulièrement dans le domaine de l’informatique, des
techniques de communication et d’informations, les services Offshoring,
les nouvelles filières qu'offrent le tourisme et la comptabilité, les
services de santé, les métiers sociaux et l'animation culturelle,
artistique et autres.
Par ailleurs
depuis quelques années, les métiers de l’informatique ne cessent de se
développer mais les ressources disponibles ne suffisent pas. Les
entreprises sont à la recherche permanente de compétences dans le
domaine informatique. Cette pénurie d’informaticiens est une opportunité
pour se former aux métiers et aux outils informatiques.
Le marché marocain reste très réceptif
dans ce domaine.
Pourtant, à
l'échelle interne, plus les diplômés se multiplient, plus les diplômes
se dévaluent. Surtout lorsque le contenu de la formation répond de moins
en moins aux qualifications exigées par la nouvelle donne de l'emploi à
l'échelle internationale. Ainsi
la récente réforme du système éducatif, notamment au niveau du
cycle supérieur, ne semble pas attaquer de front le vaste chantier des
réformes audacieuses du système de formation qualifiante vers
la demande du marché de l’emploi et de recherche scientifique
appliquée.
Outre
l'amélioration de la qualité de la formation pour la rendre adéquate à
l'emploi, la lutte contre le chômage des diplômés passe par des actions
visant à accroître la vitalité du système productif. Vitalité qui doit
se traduire, notamment, par la possibilité donnée aux jeunes
de créer leurs propres entreprises.
- logique productive mettant
notamment en avant le rôle principal de l'entreprise dans la création
d'emplois, suite au désengagement de l'État dans les années
quatre-vingt.
- Logiques de marchés
privilégiant les facteurs ayant trait à la configuration du marché du
travail et les modes de régulation de l'emploi.
- Logique informelle
articulant structure du marché du travail et configurations informelles
(urbaines) d'emploi.
- Logiques salariale,
enfin, vues sous l'angle d'un délitement des formes institutionnelles de
la relation d'emploi et de la relance salariale.
L'insuffisance des
emplois et l’inadéquation entre la formation et les demandes des
employeurs expliquent la situation qui prévaut dans le marché de
l’emploi. L’État, pourvoyeur d’emplois depuis l’indépendance dans
l’administration centrale, les collectivités locales et les
établissements publics, n'absorbe plus tous les diplômés. Le secteur
privé, lui, exige des expériences professionnelles et des compétences
que seuls les lauréats issus des formations techniques et spécialisées
ou diplômés de l’étranger et des grandes écoles peuvent avoir.
Les formations
universitaires sont très
théoriques et ne correspondent pas aux réalités du milieu professionnel.
Les diplômés peuvent donc compléter leur apprentissage.
Dans ce sens
Microsoft, à titre d’exemple, a
initié des programmes sociaux à travers l’ensemble de ses
filiales dans le but de :
·
Contribuer à l’apprentissage à travers l’usage effectif de la
technologie.
·
Contribuer au développement des compétences TIC pour accroître les
chances d’embauche.
·
Améliorer l’efficacité et la productivité des ONG et autres
organisations charitables.
Chacune des 65 filiales a ainsi développé un programme social adapté aux
besoins du pays d’implantation, avec le soutien de Microsoft Corporation
d’un point de vue financier d’une part et du partage d’expérience
d’autre part.
Après cette présentation qui résume la situation de l’emploi dans notre
pays, le programme politique de notre Mouvement propose les
solutions suivantes :
-
Se pencher en amont sur l ‘amélioration de la qualité des formations
corollaire de toute politique avisée de l’emploi.
- Favoriser
l’orientation vers les métiers à forte valeur ajoutée.
- Doter les
lauréats d’une solide formation dans le domaine des NTIC.
- Elargir le champ
d’apprentissage vers les outils d’informatique.
- Soutenir les
programmes d’incubation dans les universités.
- Encourager
l'auto-emploi .
- Favoriser la création d'un climat fiscal propice à l'émergence des
initiatives privées.,
-
Soutenir les programmes de crédits pour jeunes entrepreneurs.
- Valorisation des produits naturels Mettre en place les dispositifs
fiscaux accordés aux entreprises créatrices d’emplois.
L’INDH
L’Initiative
Nationale pour le Développement Humain (l’INDH) lancée par Sa Majesté le
Roi en Mai 2005 est supposée combler le retard que le Maroc affiche dans
la réalisation des Objectifs du Millénaire tracés par les Nations Unis
et auxquels le Maroc adhère entièrement. Bien que la généralisation de
l’éducation primaire et la promotion de l’égalité entre les sexes aient
connu des progrès notoires, le Maroc accuse toujours du retard dans les
domaines de la réduction de la pauvreté extrême, le combat contre le
sida, la réduction de la mortalité des enfants, la promotion de la santé
maternelle, et la durabilité des ressources environnementales.
Même
dans le domaine de l’éducation, les questions de la qualité et la
responsabilisation de l’école quant aux résultats de ses élèves
demeurent des dossiers qui nécessitent plus d’efforts et de
volontarisme.
La
volonté politique de changement existe et les ressources matérielles
semblent suivre (sauf peut-être pour les questions de l’environnement et
le SIDA qui sont approchées d’une façon bien timide). Ce qui fait défaut
se sont la gestion, le suivi rigoureux et la détermination des rôles et
des responsabilités de tout un chacun. On sait ce qu’on veut mais on ne
sait pas comment y arriver. On trace des visions mais il semble qu’on ne
dispose pas de bonnes stratégies pour y arriver. Et qui dit stratégie
dit buts réalistes et réalisables
bien clairs et sur lesquels tout le monde est d’accord; des
résultats intermédiaires mesurables; des indicateurs vérifiables;
des activités susceptibles de réaliser les résultas escomptés; un
suivi régulier et rigoureux ; une capacité à rectifier le tir
rapidement; des équipes bien soudées qui font le travail et le suivi; un
travail de communication efficace avec les parties prenantes et les
bénéficiaires directs et indirects; une analyse profonde des attentes
des acteurs; une mobilisation de tous les acteurs en faveur des
projets etc. Le problème est qu’on sache tout cela mais d’une façon
théorique; on ne dispose pas du savoir-faire nécessaire pour le mettre
en place.
Que faire
alors ? Il me semble que la première chose à faire est de définir
exactement ce qu’on veut réaliser : que veut-on dire par pauvreté ? Le
manque d’eau potable, la difficulté d’accès à la santé, l’habitat
insalubre, l’analphabétisme, et le gain de moins d’un dollar par jour.
Si on est d’accord qu’une personne pauvre est celle qui souffre
de tous ces manques, on demande ensuite si on est en mesure de changer
la situation pour les cinq à six millions de marocains qui répondent à
ces critères en trois années. Si on ne l’est pas, on doit se demander
quels sont les domaines prioritaires.
L’habitat insalubre
et la lutte contre l’analphabétisme figurent déjà dans la politique
gouvernementale pré-INDH. Restent l’accès aux soins, à l’eau potable et
la génération de plus de revenus pour la population dont le revenu est
inférieur à un dollar. Mais
est-ce qu’on peut changer la situation pour tout le monde en même temps
? Pourquoi ne pas dire pour 50 % de la population pauvre ? On peut même
aller plus loin et dire, 60 % (à titre d’exemple) de cette population
doivent être des femmes vu que la majorité des pauvres sont des femmes.
Si on fait ce travail, on aura un objectif réalisable sur 3 ou 4 ans.
Après avoir fait ce
travail de réflexion stratégique, on doit se demander comment arriver à
ce but, que faut –il faire pour y arriver ? Qu’est ce qui nous empêche
de réaliser l’accès à la santé, l’accès à l’eau potable et la génération
des revenus pour les couches défavorisées ? On peut citer, le manque de
compétences des acteurs locaux (élus, ONG et autorités), la corruption,
le manque de mobilisation de la population locale, la question du suivi,
la détermination des responsabilités, la bureaucratie et
le manque de communication. Sans un changement radical dans ces
domaines, on ne peut arriver rapidement aux
résultats, même avec toute la volonté du monde. Des secteurs
comme l’habitat, le tourisme, les routes, et l’investissement ont montré
que la situation n’est pas fatalement inchangeable. Mais il faut être
prêt à bousculer les vielles habitudes et tenir tout un chacun comptable
de ses actes et ses rôles.
Si on
inverse ces problèmes, on obtient des résultats : capacitation des
acteurs, réduction de la corruption, amélioration de la communication,
mobilisation de la population, etc. Ces changements sont des pré requis
et ne sont pas des fins en eux-mêmes. Ils préparent le terrain pour
faire le vrai travail de développement humain. Mais ils doivent figurer
dans les stratégies régionales en question. Sinon, c’est comme si on
prétend que le problème n’existe pas alors qu’il est déterminant.
Ceci ne veut pas dire qu’on doit attendre qu’on règle ces
problèmes avant d’entamer le vrai travail de développement humain. Les
deux vont en parallèle. La relation est beaucoup plus causale que
chronologique.
Le
travail de développement humain per se doit se faire avec autant
d’imagination et de rigueur qu’on le peut. Les questions à se poser par
exemple dans le cas de la santé sont: Que veut-on dire par accès aux
soins ? Comment le reconnaît-on si on le voit? Quel est le moyen le plus
efficace et économique d’ y parvenir? Comment assurer la durabilité de
cet accès? Quelles actions peuvent nous aider à arriver au résultat
escompté dans peu de temps et avec le minimum des moyens? Qui va faire
quoi? Quel moyen de feedback?
Etc.
Quand on
définit exactement ce qu’on veut dire par les résultats escomptés à
chaque niveau on définira plus facilement les indicateurs qui nous
diront si nous sommes en train de réaliser les objectifs ou non. Les
indicateurs sont notre tableau de bord.
Ils doivent être directs, quantifiables et pas onéreux surtout au
niveau de la collecte des données.
L’INDH est une
initiative louable et susceptible d’aider le Maroc à améliorer
son classement non honorable parmi les 177 pays concernés par le
rapport du PNUD. Mais
l’INDH est la vision et n’est pas une stratégie en elle-même. Il nous
incombe maintenant de dessiner des stratégies réalistes et réalisables
et gérées d’une façon rigoureuse, responsable, et efficace. Il nous
incombe maintenant de dire qui va faire quoi et quand il est temps de
donner des comptes. Il nous incombe d’oeuvrer d’une façon intelligente
pour réaliser la vision voulue par sa Majesté et applaudie par le peuple
marocain.
Le grand
changement doit s’opérer au niveau de la méthode de gestion. Le
Maroc a depuis longtemps utilisé une gestion basée sur les
actions.
C’est une
planification axée sur les activités plutôt que sur les résultats, sur
les processus plutôt que sur l’impact désiré. Pas que les plans
d’actions et les activités qui y figurent ne sont pas
importants; ils le sont. Mais ils ne sont que des moyens
susceptibles de nous aider à réaliser les résultats. Ils viennent après
l’identification des résultats réalistes, réalisables et mesurables.
L’activité de mise à niveau d’un centre d’accueil des enfants en
situation difficile n’est pas une fin en soi-même; elle est un moyen qui
nous aide à accroître la capacité du centre à servir cette frange de la
population vulnérable. Cette distinction n’est pas académique puisque le
résultat pourrait être atteint par plusieurs moyens différents. Le choix
d’une activité au lieu d’une autre dépendra du coût, de l’impact, du
temps et la réalisabilité de l’activité.
Ainsi
est-il souhaitable, voire impératif, de commencer par définir les
résultats escomptés. Supposons que les habitants, les associations
locales et les élus d’une commune ou d’un quartier périurbain (pas le
caid, le pacha ou le gouverneur) décident que
l’un des résultats escomptés est l’accès accru aux sources de
financement pour les femmes et les jeunes. Avant d’aller voir comment y
parvenir, il faut se demander quels autres résultats doit-on réaliser
qui pourraient contribuer à ce résultat stratégique. Les femmes et les
jeunes doivent se constituer en coopératives et associations
professionnelles; elles/ils doivent élaborer leurs projets; elles/ils
doivent avoir la capacité de gérer et faire le suivi de leurs projets
d’une façon efficace; les institutions bancaires et de micro crédits
doivent être disponibles dans la région; les autorités doivent être
disposées à faciliter les procédures etc.
L’hypothèse est que
si on réalise ces résultats, l’objectif
supérieur, en l’occurrence l’accès aux sources de financement,
sera réalisé. Autrement dit, nous disposons d’une stratégie. Maintenant,
on peut passer à déterminer les activités susceptibles de nous aider à
réaliser les résultats. Les critères de sélection des activités
sont : un plus grand d’impact à moindre coût et la réalisabilité (la
nature de l’activité et le timing). La formation et le conseil pour les
bénéficiaires, les facilités et les encouragements pour les prestataires
de services (banques etc.) sont parmi les activités qu’on pourrait
choisir. Une fois on a ce plan d’action, on doit le budgétiser et
déterminer les responsabilités et les moyens de feedback et de mesure
d’impact. Ce n’est qu’après avoir fait tout cela qu’on pourrait
commencer à exécuter sur le
terrain.
Bien sûr, il
y’a des actions qu’on doit faire tout de suite car les résultas sont
clairs et universellement reconnus comme nécessaires.
L’électrification, l’accès à l’eau, la construction de
dispensaires approvisionnés en médicaments de base, la gestion des
déchets liquides et solides, l’accès au collège, et la qualité de
l’éducation font partie de ces activités de base urgentes et
nécessaires. Cependant, l’auto emploi, l’accès durable aux sources de
financement, la capacitation des acteurs locaux, la lutte contre
l’analphabétisme des enfants et des adultes, la lutte contre le travail
des enfants, la responsabilisation de l’école et des autres services de
l’Etat, la gestion participative durable de l’environnement, la lutte
contre le SIDA sont des domaines assez complexes et nécessitent la
réflexion, la participation de tout un chacun et une planification basée
sur les résultats et un suivi rigoureux.
Tout cela est un travail de longue haleine que les acteurs locaux
qu’ils soient élus, autorités locales ou société civile ne maîtrisent
pas encore au Maroc. Former des formateurs et des consultants dans ce
domaine prendra du temps et des ressources considérables.
Il est peut-être plus faisable que le gouvernement fasse publier
un livre blanc qui servira en tant que guide de planification et de
gestion des projets de
développement humain. Ce guide doit être pratique, pédagogique
(andragogique), facile à utiliser, et écrit en langues que la population
peut facilement comprendre ( darija, tamzight etc. en plus de l’arabe et
le français). A long terme,
le gouvernement est appelé aussi à adopter une loi sur l’obligation de
planifier et gérer par résultats quand on utilise l’argent du
contribuable.
Le souci n’est pas
de compliquer les choses mais de créer un impact durable. La durabilité
et la pérennité de l’impact sont les clés du succès. Les actions non
durables ont en fait un effet pervers: elles créent la dépendance et
engendrent la frustration puisque les espérances du début se
transforment en déceptions quand l’argent dépensé d’une manière
irréfléchi disparaît.
L’INDH, une initiative
royale : pour la consolidation de 50 ans de développement social au
Maroc
L'Initiative
Nationale pour le Développement Humain (INDH) dont l’annonce a été faite
par S.M. le Roi Mohamed VI, intervient quelques mois seulement avant la
remise du rapport sur « 50 ans de développement humain et perspectives
2025 ». Une coïncidence qui n’est pas fortuite mais une simultanéité qui
traduit l’engagement du nouveau Règne dans un projet de société fondée
sur les principes de la bonne gouvernance, la démocratie, l’équité et la
solidarité, autrement dit l’engagement sur la voie de l’édification de
l’Etat moderne.
Ce chantier social
du nouveau Règne vise à renforcer l’action sociale des pouvoirs publics
en matière de réduction des déficits sociaux et la lutte contre la
précarité et l’exclusion sociale, notamment en milieu rural et
péri-urbain.
Dans une
première étape de son lancement, l’INDH ciblera le renforcement de la
mise à niveau de 360 communes rurales parmi les plus démunies et 250
quartiers des plus défavorisés en milieu urbain et péri-urbain où le
taux de pauvreté est le plus élevé.
Sa mise en
œuvre procède d’une démarche novatrice, fondée sur une vision globale et
intégrée du développement social et humain, ainsi que sur la
participation effective des populations
pour assurer une meilleure appropriation et viabilité des
projets, et sur une gestion axée sur les résultats.
L’INDH
un chantier de règne
L’originalité de l’INDH réside dans la pertinence des valeurs et des
principes qui la sou tendent : ce n’est
pas un projet ponctuel, ni un
programme conjoncturel et
de
circonstance
mais une
nouvelle vison et grand
chantier de règne. Elle a pour fondements la consolidation de
l’Etat moderne (démocratie et
Etat de Droit), les réformes profondes et la bonne gouvernance
par la politique de proximité. Cette initiative royale a pour valeurs :
la dignité, l’écoute, la confiance en l’avenir, la participation, le
ciblage au niveau de l’action, la transparence, le suivi-évaluation et
la durabilité des projets mis en œuvre dans le cadre de l’INDH.
Ce
chantier de règne, résolument tourné
vers l’avenir, a une
approche d’action
qui combine ambition,
réalisme et efficacité
L’INDH
face aux déficits socio-économiques dans le monde rural
Depuis sa
naissance au lendemain de l’indépendance du Maroc, le Mouvement
populaire a à la tête de ses priorités le développement du monde rural.
L’INDH vient réconforter notre Parti dans ses choix et orientations
stratégiques de faire du monde rural la locomotive et le but ultime de
toute stratégie nationale de développement économique et social. Parmi
les quatre programmes
prioritaires retenus par l’INDH figure le programme de la lutte
contre la pauvreté en milieu rural.
Pour la
période 2006-2010, il est prévu d’affecter à l’INDH des crédits d’un
montant de 10 milliards de Dirhams ; 2,5 milliard DH soit 25% de
l’ensemble du budget de l’INDH, sont alloués au programme de lutte
contre la pauvreté en milieu rural, en cherchant à
améliorer l’indice de
développement humain-IDH à travers la réduction de la pauvreté en
particulier et le développement des infrastructures et services sociaux
de base.
Il convient à
ce niveau de rappeler que le monde rural continue encore à accuser des
déficits criants, malgré certains
acquis
(par exemple le taux de scolarisation en milieu rural est passé de 30,1%
en 1994 à 78,5% en 2004 ; le taux d’électrification rurale a été
multiplié par plus de 5 en 15 ans) mais encore des déficits.
Ainsi, l’analphabétisme reste fortement répandu en milieu rural, il
touche de façon particulière la femme rurale et les exploitants
agricoles
(3 fellahs sur 4), l’écart entre les villes et la campagne est de
taille, puisque l’analphabétisme touche 61% de la population rurale
contre 29% de la population urbaine ; malgré les efforts, la grande
majorité de la population rurale se trouve encore à plus de
Le
MP résolument engagé dans l’INDH
Partant de
l’INDH comme une compose essentielle de l’édifice du Maroc moderne qui
repose sur la consolidation de l’Etat de droit et de la démocratie, la
promotion des droits de l’Homme, la modernisation et la mise à niveau de
l’économie et l’aménagement balancé du territoire national ;
Partant
également du fait que l’INDH traduit la volonté de réduire la pauvreté,
la vulnérabilité, la précarité et l’exclusion sociale et d’instaurer une
dynamique en faveur du développement humain durable.
Le Mouvement Populaire
s’engage à garantir les conditions nécessaires au succès de ce chantier
de Règne, en oeuvrant dans les directions suivantes :
- répondre aux
besoins et préoccupations des citoyens
économiquement fragiles et vulnérables ;
-
contribuer à la lutte contre la pauvreté, la marginalisation et
l’exclusion à travers la réalisation d’activités économiques
génératrices de revenus et créatrices d’emplois, en mettant l’accent sur
de projets de microcrédit;
- servir les zones
non encore servies par le système de micro-crédit national.
En matière de
microcrédit, le Mouvement Populaire ne ménagera aucun effort pour
déterminer les voies et moyens de renforcer le microcrédit comme levier
de développement économique et social, étant donné qu’une grande
majorité de la population marocaine n’a pas accès aux services
financiers formels et systèmes bancaires traditionnels.
Par ailleurs,
ce type de financement mérite l’appui nécessaire dans la mesure où il a
montré son efficacité pour l’insertion des plus démunis dans les
circuits économiques ainsi que par sa proximité et sa capacité à gérer
des risques non couverts par des garanties traditionnelles. Les
populations les plus démunies ont ainsi les moyens d’accroître leurs
revenus, de se doter d’actifs et de mieux se protéger des chocs
extérieurs.
Conscient de ses atouts du
microcrédit, notre Parti travaillera dans le sens d’une mise en réseau
plus approfondie des acteurs de la microfiance au niveau national et
international, dans le but de partager les bonnes pratiques et
expériences et leur dissémination, de développer les processus de
concertation, d’assurer un appui plus soutenu sur le plan logistique et
institutionnel.
D’autre part, la
contribution à l’accroissement de la transparence à travers non
seulement une réglementation mieux adaptée mais aussi un renforcement du
rôle des structures de contrôle et de supervision. Cette démarche de
bonne gouvernance renforcerait l’efficacité du dispositif national dans
sa lutte contre la pauvreté et l’exclusion.
CULTURE
D’ENTRAIDE ET DE SOLIDARITE
Le Maroc
est un pays où la solidarité sociale fait partie de sa culture
ancestrale. Notre tissu familial a toujours été organisé autour du
soutien et du support de la grande famille basé sur le partage et la vie
en collectivité. Ce sont ces concepts qui ont constitué la force de
notre société vis-à-vis des aléas de l’évolution économique, culturelle
et sociale.
Seulement la vie moderne a imposé de nouveaux comportements, de nouveaux
modes de vie et un système d’organisation familiale qui amène d’autres
modes de pensées et de gestion du quotidien et donc le détachement des
traditions ancestrales. Il faut ajouter à cela le passage du mode
de vie introduit par
le passage à la sédentarisation de la moitié des marocains.
Ce sont ces
facteurs qui amené un certain recul au niveau de la prise en charge
familiale ainsi que les facteurs économiques qui ont bouleversé l’esprit
et l’élan de solidarité qui caractère la culture marocaine. On se trouve
alors devant des problèmes sociaux qu’ils faut gérer de manière à
préserver cette culture avec d’autres outils et d’autres mécanismes
mieux adaptés aux
évolutions de la société.
Nous retenons ici un fondamental
élément qui reflète ce fonds de solidarité qui est toujours emmagasiné
dans la cellule et le tissu social de notre nation. Il s’agit de la
compagne de solidarité lancée par Sa Majesté Mohammed VI depuis 1998 et
organisé chaque année. C’est une manifestation qui toujours reçu un élan
favorable et donc
indicateur qui révèle que le Maroc est un pays de grande civilisation
qui possède une forte cohésion sociale et des valeurs
humanitaires des grandes nations.
La
préservation de cette culture de solidarité dans le cadre de la vie
moderne avec ces contraintes et ses aspects organisations amènent à
mettre en place d’autres outils de fonctionnement et mise en place de
structures qui relayent le support familial lorsque celui- ci fait
défaut.
C’est cette politique notre Pari, le
Mouvement Populaire, acteur potentiel dans la société, préconise
dans le cadre d’un programme social qui prend en ligne de compte tous
les éléments qui
interagissent pour conduire un plan de développement capable d’assurer à
notre pays un progrès de la société dans son ensemble. Ce programme
définit clairement la politique d’un développement durable qui bénéficie
à toutes les couches sociales et produit une richesse qui permet
d’améliorer le cadre de vie de tout un chacun et une meilleure
répartition des richesses. C’est donc un principe fondamental pour
instaurer une culture de solidarité
et lutter la pauvreté et l’exclusion sociale.
Notre
organisation politique a soutenu avec ferveur le lancement de l’INDH qui
s’inscrit parfaitement dans notre culture et notre ligne politique et
qui a pour objectif de placer la solidarité au centre de la gestion du
pays à travers des programmes
de développement intégrés destinés en premier aux couches les
plus déshéritées.
Par
ailleurs, en plus des actions définies dans tout notre programme
politique qui sera soumis au congrès de fusion des Mouvements Populaires
envers les jeunes,
le monde rural, l’emploi entre autres,
nous aspirons ainsi
à développer l’esprit et la culture de solidarité et de dévouement chez
les citoyens envers les populations défavorisés
Convaincs que
le développement d’un pays nécessite absolument une solidarité entre les
différentes composantes de sa population, notre Parti se veut être un
acteur sur le terrain qui agit sur la base du dialogue et de la
concertation en faisant participer la jeunesse à des projets
humanitaires et socioculturels en collaboration avec les éléments actifs
de la société, notamment les ONG.. Nous pouvons
ainsi donner un sens de dynamisme et de productivité à cette
force vive du pays qui ambitionne de faire germer chez les jeunes
marocains et chez les adultes actifs un esprit de solidarité, de
dévouement et de générosité.
Dans ce secteur social notre Parti préconise les objectifs suivants :
- Défendre les bases
fondamentales de la société marocaine portées par la culture
d’humanise ;
-
Renforcer la solidarité sociale symbolisée par les valeurs du
sacrifice ;
- Soutenir les projets de
développement destinés aux conclues les plus défavorisées et
marginalisées ;
- Soutenir les actions de
partenariat visant à mettre sur pied des projets de développement
sociaux.
…..des organismes internationaux visant à mettre sur pied des projets
sociaux en faveur des conches sociales les plus déshéritées .
- Mettre en place un programme
destiné aux handicapés et aux personnes âgées.
- La solidarité doit s’adresse
aussi aux enfants de la rue, aux orphelins et aux femmes sans revenus.
- Nous appuyons fortement les actions entreprises par
L’APPROCHE
GENRE
L’aspect genre est important dans la mise en place des politiques et la
budgétisation pour les plans d’actions. Le genre veut dire l’égalité des
chances et la mise en place des gardes fous pour qu’il n’y ait pas
d’exclusion systémique directe ou indirecte basée sur la différence de
sexe ou les rôles socioculturels supposés accompagner cette différence
biologique.
Le
genre concerne aussi bien l’homme que
Le fait
que le Ministère de l’Education Nationale a mis l’accent durant les
dernières années sur la scolarisation des filles est le résultat d’une
approche genre en éducation. Au niveau national, il reste à élaborer une
politique qui prône l’adoption de ce concept en tant qu’outil de
planification que se soit au niveau social ou économique. L’INDH
constitue un champ fertile pour voir son efficacité au niveau de la
lutte contre la pauvreté et la précarité.
LUTTE
CONTRE
Travail des enfants :
Selon les estimations des organismes internationaux et du HCP, le
nombre des enfants en situation de travail est de 600 milles. 800 mille
autres ne travaillent pas et ne vont pas à l’école. Ceux-ci peuvent
devenir des enfants travailleurs à chaque moment. Selon le Ministère de
l’Education Nationale, 254 mille enfants abandonnent l’école primaire
chaque année (et 140 mille le collège et le secondaire) à cause de
l’échec de la réforme de l’enseignement. Ces enfants sont des candidats
potentiels au travail des enfants.
88 mille
petites filles travaillent en tant que petites bonnes dans des
conditions d’esclavage, subissant des abus verbaux, physiques et
sexuels, et vivant dans l’isolement total. Ces filles ont des charges de
travail d’adultes et travaillent en moyenne 67 heures par semaine. Pour
la seule ville de Casablanca, 14000 petites filles ont leur enfance
volée quotidiennement, 54 % parmi elles par des fonctionnaires de l’Etat
marocain. Human Rights Watch a produit un rapport sur le phénomène en
2005 qui a fait le tour des médias internationaux et a nui à l’image du
pays et à son «attractivité
sociale ».
Le travail des
enfants entrave le développement aussi bien physique que moral et
intellectuel de l’enfant. Un enfant qui travaille à cause de la pauvreté
devient plus pauvre quand il grandit et devient une charge pour
84 % des enfants
travailleurs travaillent à la campagne dans l’agriculture et avec leurs
familles. Seuls 14 % travaillent et vont à l’école en même temps. Une
attention particulière doit être donné à ces enfants.
Mesures préconisés par le Mouvement Populaire pour lutter contre le
travail des enfants:
- L’application à la lettre de la loi sur l’obligation de
scolarisation
- L’application à la lettre de la loi interdisant l’emploi des
enfants de moins de 15 ans
- L’application de
la loi relative à la traite aux samsars des petites bonnes.
- La mise en place des Unités de Protection de l’Enfance dans les
villes où il y a haute incidence du travail des enfants
Ø
La mise en place de l’Unité de Suivi et d’Evaluation du travail des
enfants au niveau du Ministère de Travail et la doter de moyens.
Ø
La mise à jour et l’opérationnalisation du Plan d’Action National de
Lutte contre le Travail des Enfants
Ø
Le renforcement du rôle du Comité de Pilotage de Lutte Contre le Travail
des enfants et confier sa présidence par le Ministre du Travail lui
Ø
Responsabilisation de l’école quant à l’abandon scolaire et la qualité
de l’éducation
Ø
La mise en place d’une loi sur le travail domestique
Ø
Renforcement des rôles des inspecteurs de travail et des assistantes
sociales dans la lutte contre le travail des enfants
Ø
L’appui des structures d’accueil des enfants violentés durant le travail
Ø
L’implication des enfants dans la recherche des solutions
Ø
Encourager la recherche d’alternatives de la part des parents qui
emploient leurs enfants.
Mères célibataires :
Des milliers de jeunes
filles se trouvent en situation de grossesse indésirable à cause de viol
ou d’inceste. Une bonne partie parmi elles sont des ex-petites bonnes
qui ont été maltraitées par leurs employeurs et quand elles tombent
enceintes elles sont poussées à les quitter pour se trouver dans la rue
ou dans des réseaux de prostitution.
Puisqu’elles
ne peuvent pas revenir chez elles, ces jeunes filles prennent la rue
pour abri et s’adonnent à la mendicité, le sniffing, le vagabondage, et
Mesures préconisées par le Mouvement Populaire :
Ø
Renforcer le rôle des associations qui travaillent dans ce domaine
Ø
Protéger les droits de la mère et de l’enfant en assurant l’accès aux
soins, à un abri et à un emploi.
Ø
Sensibiliser les jeunes filles pauvres sur les mesures à entreprendre en
cas de viol et protéger l’identité des victimes (veiller à ce que la
victime ne devienne pas coupable)
Ø
Renforcer la capacité du numéro vert à traiter les cas de filles
victimes d’abus et les filles enceintes.
Ø
Renforcer le rôle des UPE dans la lutte contre le vagabondage des jeunes
filles victimes de viol et d’inceste.
Femmes battues
Le phénomène
de violence à l’égard des femmes est un problème que le Mouvement
Populaire prend au sérieux. Le fait qu’il soit répandu démontre que
l’habilitation juridique de la femme tarde encore à se concrétiser
malgré les avancées de
Mesures préconisées par le
Mouvement Populaire :
Ø
Renforcer le rôle et la capacité des centres d’écoute et en multiplier
le nombre
Ø
Généraliser l’accès au numéro vert
Ø
Appliquer la stratégie nationale de violence à l’égard des femmes
Ø
Mettre en place une campagne de sensibilisation du grand public
Ø
Responsabiliser la police et les juges
Enfants de la rue
Des milliers
d’enfants vivent dans les rues de nos villes.
5000 vivent dans la seule ville de Casablanca. Ces enfants vivent
dans des conditions d’exploitation et de vagabondage
et sont victimes d’exploitation sexuelle et de violence.
Mesures
préconisées par le Mouvement Populaire :
Ø
Renforcer
le rôle des associations agissant dans le domaine..
Ø
Mettre en
place des mesures d’intervention rapides et efficaces qui assurent la
réintégration ou l’habilitation des enfants de la rue.
Ø
Renforcer
le rôle des unités de protection dans ce sens
Ø
Renforcer
le rôle des juges dans ce sens .
Lutte
contre la pauvreté
Action de l’Etat
Le Maroc a consenti des efforts importants dans la lutte contre la
pauvreté et le taux de pauvreté a baissé de 19,5 % à 13,5 % dans
l’espace de dix ans. Les autres
indicateurs sociaux se sont améliorés également : l’espérance de
vie est passée de 67 à 70 ans, la mortalité infantile de 79 °/°° à
36,6°/°°, la mortalité maternelle de 430/100 000
à 227,6/100 000 et
la scolarisation de 58 % à 92 % pour le primaire.
Néanmoins, les indicateurs
sociaux restent déficitaires en comparaison avec les pays de la région
et les pays ayant le même PIB. Le paradoxe du Maroc est qu’il est un
pays à revenu moyen/bas mais ses indicateurs sociaux le placent parmi
les pays pauvres. La mortalité infantile et maternelle restent élevées
et est plutôt proche des taux des pays de l’Afrique subsaharienne que
ceux de
L’autre paradoxe est que plus de
55% du budget de l’Etat est alloué
au social : les programmes sectoriels, les programmes
d’infrastructure, les programmes de développement rural (BAJ, PAGER,
PERG, PNCRR), programmes de lutte contre la pauvreté, et les programmes
ponctuels de lutte contre la sécheresse par le biais de
Les déficits sociaux
Les déficits sociaux persistent
et nuisent aussi bien à l’image du pays qu’à sa capacité de son économie
de décoller:
·
Analphabétisme : 40% (60 % en milieu rural et parmi les femmes urbaines
et 80 % parmi les femmes rurales)
·
Pauvreté économique : 4,5 millions des marocains vivent sur moins de 9
dirhams par jour et 7,5 millions vivent sur moins de 14 dirhams par
jour.
·
Chômage : 12 % (20 % en milieu urbain et 30 % parmi les jeunes surtout
les diplômés)
·
L’exclusion sociale flagrante:
o
706 quartiers non réglementaires abritant quelques 405 000 ménages et
2,7 millions d’habitants
o
933 bidonvilles abritant quelques 230 000 ménages et
1,3 million d’habitants
o
400 quartiers périurbains
·
Précarité :
o
600 mille enfants en situation de travail et un million à risque
o
Des centaines de milliers de mendiants
o
Des milliers de mères célibataires
o
Des dizaines de milliers de femmes divorcées, violentées ou sans abris
o
Des dizaines de milliers d’enfants de la rue (dont 5000 pour la seule
ville de Casablanca
Les déterminants de la pauvreté
Les causes sont diverses mais en voici les principales :
·
Croissance économique moyenne. Le rythme du début des années 90 n’a pas
pu être soutenu surtout après le choc de la politique de
l’assainissement et les années de sécheresse. Des fois, même avec une
croissance importante l’incidence sur l’emploi reste mitigée ce qui veut
dire l’économie tournait bien en dessous de sa capacité de production.
·
Croissance démographique longtemps soutenue la population a triplé
dans l’espace de 30 ans sans que l’économie, les infrastructurels et le
PIB aient fait de même.
·
Rythme soutenu d’exode rural exacerbé par le sous investissement en
infrastructures et en structures d’accueil de santé et d’éducation dans
le rural.
·
Manque d’efficacité dans les politiques sectorielles et
intersectorielles:
o
Multiplicité d’acteurs : manque de coordination
o
Capacité de gestion et de suivi des projets très réduite
o
Manque de visibilité sur la répartition géographique de la pauvreté par
région, par province et par commune (avant la mise en place de la carte
de la pauvreté par le HCP avec l’appui de
·
L’inexistence de mécanismes de transfert direct de fonds aux couches
pauvres. L’Entraide Nationale focalisait sur les dons en nature et s’est
récemment converti en institution de formation et de capacitation,
·
Mettre l’accent sur les zones les plus touchées comme prévu dans l’INDH
mais peaufiner les critères de sélection des communes :.
·
Mettre des gardes fous comme ça les fonds ne sont pas interceptées par
des élites locales qui se constituent en associations qui jouent le rôle
d’intermédiaires entre l’Etat et les pauvres.
·
L’octroi des fonds doit être fait sur la base de résultats arrêtés au
niveau local par tous les intervenants gouvernementaux et non
gouvernementaux.
·
Mettre en place des mécanismes de transferts de fonds directement aux
pauvres
·
Revoir le rôle de
·
Développer des stratégies locales de développement d’activités
génératrices de revenu qui doivent être liées au potentiel économique de
la région en question
·
Donner un rôle leader au Ministère du Développement Social en la dotant
d’un organigramme et en limitant les intervenants.
·
Mettre en place un système rigoureux de suivi et d’évaluation pour
suivre les bénéficiaires et faire le monitoring de la pauvreté.
·
Généraliser l’approche genre dans toutes les interventions sociales vu
que la pauvreté varie selon le sexe.
·
Généraliser l’accès à l’eau (PAGER), à l’électricité (PERG) et à la
santé.
LUTTE
CONTRE
La mendicité ne cesse de se propager. Il y a deux catégories de
mendiants : ceux qui en font un métier et qui deviennent de plus en plus
organisés et utilisent les enfants, les handicapés et autres et ceux qui
sont réellement dans le besoin. Jusqu’à maintenant, le Maroc ne dispose
pas d’une stratégie claire dans ce domaine.
L’absence de
statistiques et de données qualitatives fiables est une entrave
importante dans ce sens. On remarque également l’absence de programmes
de sensibilisation et de stratégie de mobilisation des acteurs.
Le Mouvement Populaire préconise la mise en place d’une stratégie
qui vise la lutte contre l’exploitation des enfants et des handicapés,
la prévention, la sensibilisation, et l’application de la loi.
Cette stratégie
prône la réintégration dans les familles, le réaménagement et
l’amélioration de la gestion des structures d’accueil, l’arrimage aux
activités de l’INDH, la mise en place des unités d’intervention qui
travaillent en coordination avec la police et les juges, la mise en
place des stratégies de sensibilisation.
II- Les
Secteurs Sociaux
Education/
Formation
A - Introduction
Depuis
l’indépendance du Maroc, notre pays a placé le secteur de l’éducation au
centre de ses priorités considéré ainsi comme base fondamentale du
développement du pays. L’Etat a depuis consenti des efforts colossaux
pour permettre l’accès à l’école à toutes les couches de la société
marocaine. La
généralisation des bourses a constitué un facteur déterminant pour
l’éducation et la promotion sociale pour
de nombreux cadres issus des milieux déshérités. Les conséquences
de cette politique ont bénéfiques pour voir aujourd’hui une élite
intellectuelle accéder à des postes de responsabilités grâce aux efforts
fournis au niveau des structures scolaires et universitaires aux bourses
qui ont facilité la poursuite des études au plus haut niveau.
En
qualité d’acteur et d’entité agissante dans la société marocaine
pour la noble mission d’encadre et défendre les intérêts des citoyens,
notre organisation politique, le
Mouvement Populaire fait de la question de l’enseignement une ses
priorités majeures et
un axe privilégié dans son programme politique. Il est à souligner
que tous les rapports publiés font état d’observations pas très
rassurantes pour la situation dans ce secteur clé du développement
humain.
Le rapport
sur le cinquantenaire a relevé un certain nombre de remarques
pertinentes et de dysfonctionnements en vue de provoquer un débat autour
des questions fondamentales qui se posent et qui nécessitent des
réponses et des engagements
si l’on veut que notre pays intègre la société du savoir et s’implique
dans les enjeux économiques, sociaux et culturels générés par la
mondialisation sous toutes se facettes.
Le
Mouvement Populaire
se doit de prendre part à ce débat qui
s’inscrit dans la lignée de la modernité, du progrès social et du
développement humain. Dans cet esprit et à partir d'un diagnostic
succinct des principaux problèmes qui caractérisent la situation
actuelle nous émettons les suggestions et les propositions que la parti
intègre dans son programme politique.
Ø
L’Enseignement Primaire et
Secondaire
Le
Mouvement Populaire
estime, pour sa part, que
l’enseignement du troisième millénaire, qui absorbe une part
considérable du budget, doit être
en prise avec les préoccupations sociales et intègre
les technologies modernes du savoir et de la science.
Les
principaux éléments relatés
dans notre programme sont résumés comme suit:
1.
Le
surnombre dans les classes :
La
surcharge dans les classes, depuis le primaire jusqu’à la terminale, est
devenue une règle générale. C’est la
première entrave pour assurer une
qualité d’enseignement acceptable. Le phénomène est dû soit à un
manque de locaux auquel cas il faut y remédier en essayant de prévoir
d’autres possibilités d’optimisation et de redéploiement et
éventuellement des créations de classes dans la mesure des moyens
mobilisables.
Il est à
souligner que la surcharge
dans les classes a atteint un seuil qui n’est plus tolérable et
inadmissible dans certains cas. Quand des classes de terminales Sciences
Mathématiques se retrouvent avec plus de cinquante élèves, il y a de
quoi se poser
de nombreuses questions.
Il ne faut
pas oublier que se sont ces mêmes classes qui aliment les classes de
préparation aux grandes écoles pour nous sortir des ingénieurs et des
gestionnaires de haut niveau. Dans ces conditions il y a de
se poser les questions suivantes:
Comment
les élèves de ces classes
peuvent-ils continuer à constituer des pépinières
qui aliment qualitativement les classes préparatoires aux grandes
écoles? Possèdent-ils toujours les mêmes aptitudes pour accéder
facilement aux écoles prestigieuses au Maroc et à l'étranger?
Cet
exemple est illustratif pour montrer qu’une classe dans un lycée c’est
aussi la préparation d’une élite technique et intellectuelle.
La recherche des solutions doit être impérative, si l’on veut que
notre enseignement retrouve sa vitalité, sa qualité et son niveau
d’antan.
2.
La baisse du niveau :
La baisse
du niveau de formation des élèves est tellement flagrante qu’elle
soulève de nombreuses interrogations. Elle ne peut en aucun cas
constituer une fatalité. Serait-elle liée à la nature des programmes, à
celle des langues, à la consistance des contenus ou à des facteurs
incompréhensibles ? Dans les faits il y a la conjugaison de
l’ensemble de ces éléments pour conduire à une situation qui ne donne
plus une bonne image d’un domaine considéré comme un pilier du
développement social.
Les
discours officiels se veulent très rassurants et
on nous présente une situation mirobolante alors la réalité est
franchement inquiétante.
Vu l’importance de l'éducation dans le tissu familial, chacun
essaie de trouver sa propre solution. Les recours sont nombreux. Les
parents toujours soucieux d’assurer, dans un élan de sacrifice, une
formation la mieux possible à leurs enfants se tournent vers les
institutions privées et les
cours de soutien.
Il est un fait que
l’enseignement public a perdu de son efficacité et même sa crédibilité à
tel point que tous les citoyens qui ont la possibilité d’envoyer leur
progéniture dans des établissements des missions étrangères et du
secteur privé le font sans hésitation et sans tenir des coups souvent
très exorbitants.
Nous nous
trouvons devant une situation inextricable où l’école publique se doit
de redorer son blason puisqu’il y va de l’avenir des générations. Les
dispositions de
Nous
estimons qu’il est temps de prendre son courage et définir
une politique claire et perspicace capable de nous sortir du
tunnel.
3.
Le niveau linguistique des
élèves :
Le niveau
de l’expression écrite ou orale des élèves est réduit à son seuil le
plus bas. La baisse
du niveau linguistique s’accentue d’une année à l’autre. On est loin
de la comparaison qui peut être établie avec les années soixante
et soixante dix. Certains imputent cette décadence à l’arabisation des
matières scientifiques, mais qu’en est-elle la seule raison?
La réponse
n’est pas totalement affirmative et même si cela est vrai il n’explique
pas tous les maux, car dans les autres branches
le phénomène est, également, présent. Il faut rechercher les
causes dans tout le circuit à partir des niveaux primaires.
La
question qui se pose avec acuité est comment remédié à la situation et
quelles sont les mesures susceptibles d’apporter les solutions les
mieux appropriées?
On peut
penser par exemple à:
-
redonner
aux langues leurs importances, revoir
les coefficients des langues
-
renforcer
les volumes horaires quand cela est nécessaire
-
renforcer
les ressources humaines compétentes en la matière
-
éviter
l’utilisation des horaires de soutien linguistique pour d’autres fins.
4.
La discipline dans les
établissements scolaires :
On peut
dire hélas que ce fléchissement au niveau de la rigueur est exploité par
les élèves du secondaire surtout comme une faiblesse de
l’administration. C’est un sujet qui commence à être préoccupant et à
déborder en engendrant quelques débordements tels la question de la
fraude, dont tout le monde parle, le non -respect des règles internes,
la sécurité et d’autres aspects néfastes.
5.
La généralisation anarchique du
phénomène des cours
de soutien :
C’est un
phénomène qui commence à prendre des proportions inquiétantes et tend à
se généraliser. Son expansion commence à être considérée comme une
source de revenus pour certains. Ce fléau constitue une réelle entrave à
la marche de notre enseignement parce qu’il n’est pas simplement
facultatif et volontaire mais il tend à être imposé par certains à
l’intérieur des classes.
Le recours
à des cours de soutien peut
être justifié dans des cas particuliers où l’élève a réellement besoin
d’une assistance complémentaire
pour renforcer ses capacités. Mais de là à le systématiser et
devenir une source de revenus. Cela doit combattu.
6.
Le manque d’équipements dans les
établissements scolaires :
Les
établissements scolaires souffrent de manque de moyens matériels les
plus élémentaires, des fois,
leur permettant d’assurer des formations de bon niveau. Dans les
disciplines scientifiques, par exemple, les
laboratoires de
travaux pratiques ne disposent du minimum pour réaliser les aspects
pratiques nécessaires à une compréhension des phénomènes scientifiques.
Il y a
d’autres aspects liés à l’évolution des méthodes pédagogiques et aux
techniques de communication . Dans ce volet nous préconisons les mesures
suivantes:
§
L’initiative de doter les lycées et les collèges de matériel
informatique est louable, mais il faut en assurer l’encadrement
pédagogique et généraliser l’opération.
§
De
nombreux besoins liés aux moyens matériels trouveront certainement des
solutions dans le cadre des budgets alloués et gérés directement par les
Académies.
§
Mais ceci
n’exclut pas l’obligation au niveau central de renforcer, le plus
possible, les budgets de fonctionnements et d’investissements qui
permettront de résoudre les problèmes réels que vit le secteur et
répondre ainsi à l’attente du citoyen.
§
Le
problème des contrôles et de suivi des travaux reste une source de
pertes et de gaspillage des ressources disponibles. L’accent doit être
mis sur une gestion rigoureuse. 7. La réduction des bourses de soutien :
C’est une
question qui mérite une grande attention au vu de :
§
Son
importance pour l’avenir des élèves et des étudiants. Dès le cycle du
collège de nombreux élèves comptent sur la bourse pour accéder au niveau
supérieur.
§
Son rôle
pour les masses populaires et d’une grande importance car sans ce
soutien une majorité des
citoyens ne peuvent espérer voir leurs enfants accéder aux études
universitaires.
§
Tout le
monde atteste que le mode d’attribution appliqué actuellement est
complètement erroné et ne profite pas souvent à ceux qui en ont besoin.
§
La bourse
pour accéder aux études secondaires doit être assurée pour les élèves
venant du monde rural.
Nous
soulignons avec force que les attentes sont grandes et en aucun cas nous
ne pouvons être prétentieux de pouvoir résoudre tous les problèmes. Ce
que nous manifestons ici c’est la prise de conscience populaire, la
nécessité de l’action et la volonté d’aller au devant des problèmes.
Ø
L’enseignement dans le Monde
Rural
Le
problème du développement dans le monde est traité dans divers chapitres
de ce programme. L' éducation et la formation est une partie intégrante
des problèmes dont souffre le monde rural. Nous estimons que le monde
rural doit bénéficier d’une attention particulière en raisin de sa
situation qui n’a aucune
commune mesure avec le secteur urbain. Nous sommes
allés à la rencontre des jeunes filles et des jeunes garçons qui voient
leurs horizons fermés faute de pouvoir continuer leurs études et accéder
à l’instruction une fois le primaire terminé. Nous sommes profondément
touchés par le désespoir de ces jeunes filles avides d’aspiration pour
le savoir pour lesquelles aucun espoir d’aller au collège ne se dessine
à plus ou moins long terme. Est-ce que ces femmes et ces hommes de
demain ne sont pas privés de leur droit constitutionnel à
l’instruction ?
L’essentiel de ces éléments de Programme
Politique est résumé
dans les têtes des chapitres que nous donnons ci-dessous.
1.
L’instruction des jeunes filles des compagnes devrait être considérée
comme une priorité absolue. 2. L’enseignement de Tamazight devient une préoccupation des populations qui intervenir pour renforcer la préservation de la culture et de l’identité nationale.3. L’adaptation des enseignements à des particularités locales et régionales doit être prise en compte.
4.
L’enseignement professionnalisant doit être introduit de manière à le
concilier avec les particularités et les réalités locales du milieu
rural. 5. L'éducation doit s’inscrire l'esprit de base d’un enseignement, même élémentaire, de certaines techniques agricoles ou d’élevage permettront de relier l’élève à son milieu naturel.6. L’apprentissage des métiers doit aussi faire partie des programmes destinés au monde rural.
7.
Multiplier
la création des internats afin de favoriser l’éducation des jeunes
filles.
8.
Il est
important d’encourager le système de bourse d’étude tout en veillant sur
le système d’attribution. Cela constitue un support incontournable pour
un grand d’élèves qui accèdent au Collège ou au Lycée.
Ø
L’enseignement de Tamazight
L’enseignement de la langue Tamazight est incontestablement une
revendication qui est en
train de trouver sa voie vers une solution positive en sens que tous les
acteurs politiques sont favorables et appel de vœu à sa satisfaction.
Restes que les modalités et les contenus des programmes doivent faire
partie du chantier de la réforme. Les difficultés existent, mais le plus
grand pas réalisé consiste en ce mouvement d’ensemble qui prend
conscience que le tamazight fait partie de l’identité nationale et de la
culture profonde du Maroc.
Dans ce
même volet il ne faut pas oublier que la valorisation de la langue
Tamazight passe par le lancement des chaires à l’Université sur le
sujet. Il y a lieu d’encourager les équipes de recherche pour entamer
des recherches à plus ou moins grande échelle sur la culture berbère et
le patrimoine de Tamazight.
Ø
La lutte contre
l’analphabétisme
C’est
problème qui handicape, aujourd’hui le Maroc. En effet le nombre de
marocains qui ne savent ni lire ni écrire, à l’entrée du troisième
millénaire, représente encore un taux élevé dans la société marocaine..
Il va
falloir adopter les mesures appropriées qui s’imposent en particulier :
Jeunesse
et sport
Le Maroc
est un pays jeune. C’est à la fois un avantage et en même un
inconvénient. L’avantage réside dans le fait que cela constitue une
force agissante à forte valeur ajoutée qui peut être utilisée à bon
escient pour le développement socio-économique. Mais l’inconvénient se
traduit aussi par les exigences de cette jeunesse qui sont multiples et
touchent tous les domaines de la vie.
Ces
exigences se traduisent par l’importance des besoins dans les domaines
de :
L’éducation, la santé, l’habitat, l’emploi , les activités sportives et
les loisirs.
Le Maroc a
consenti d’importants efforts en faveur des jeunes marocaine pour
répondre aux attentes pressentes de cette jeunesse. Mais la dimension
des besoins et très élevée par rapport aux moyens disponibles.
Pour mieux
essayer de contenir les problèmes et cerner les aspirations de tous les
âges de cette jeunesse, il y a de prendre en ligne de compte les
éléments suivants :
La
population jeune continuera encore pendant plusieurs années à
représenter une part importante de la population marocaine.
Les jeunes
d’aujourd’hui constituent les adultes de demain et c’est sur eux que
repose, assurément, l’avenir du pays.
§
Elle
représente une frange essentielle de la population instruite.
§
Elle joue
un rôle essentiel dans la dynamisation de tous les secteurs de
l’économie :
Force de
travail, de conception,
d’initiation de nouvelles dynamiques et de
conduite de nouveaux projets
La
jeunesse marocaine et les enjeux pour :
La
société, l’économie, la stabilité et la sécurité nationale, régional et
internationale.
Pour
répondre à ces enjeux, il faut intégrer dans les programmes de
développement les humains les réponses les mieux appropriées pour
satisfaire les exigences pressentes et les attentes exprimées par cette
large frange de notre société dans les secteurs précédemment cités.
Notre
parti, le Mouvement populaire, est parfaitement conscient de ces enjeux
et intègre ces données dans sa stratégie politique. Il propose des
solutions ambitieuses mais réalistes qui s’inscrivant dans la ligne de
la dynamique de l’INDH et capable de rendre à l’activité politique sa
crédibilité. Ce faisant, cela permet d’intégrer les jeunes dans le
processus de démocratisation et d’implication dans le développement
humain de notre pays.
Parmi les
difficultés et les menaces identifiées, pour chacun des grands sous axes
retenus (éducation, emploi, citoyenneté et accès aux droits), il
convient de citer en particulier :
En matière
d’éducation :
Ø
Taux d’analphabétisme qui reste élevé, malgré les efforts accomplis et
faibles niveaux de scolarisations, notamment en milieu rural et au
niveau des jeunes filles et des jeunes femmes.
Ø
Insuffisances en matière d’accès à éducation et la scolarisation
(insuffisance des infrastructures et au niveau de la qualité de la
formation et du contenu des programmes).
Ø
Déficit en espaces équipés et aménagés au profit des jeunes pour des
activités éducatives, sportives, culturelles, sociales, d’écoute des
jeunes et d’appui aux jeunes en difficultés).
Ø
Difficultés d’accès à l’information et faible taux de pénétration des
nouvelles technologies.).
En matière
d’emploi :
Ø
Chômage et emplois précaires se traduisant par la pauvreté des familles
Ø
Faiblesse et précarité de l’offre d’emploi pour les jeunes (chômage
urbain de 20%, national 13 % - chiffres officiels en deçà de la
réalité), obligeant des jeunes à émigrer (exode rural et émigration des
cerveaux vers d’autres pays).
Ø
Conditions d’emploi non sécurisantes, n’assurant pas une bonne
valorisation des formations acquises et favorisant la préférence
d’emplois auprès des administrations et la recherche d’emploi hors du
pays.
En matière
de citoyenneté :
Ø
Marginalisation des jeunes : manque de confiance des responsables des
pouvoirs publics et de la société marocaine envers la jeunesse (souvent
désavantagés ou écartés sous prétexte de leur caractère subversif, ou de
leur manque de maturité).
Ø
Fragilité des jeunes par rapport aux risques de manipulation, notamment,
par des mouvances extrémistes.
Sport
Les disciplines sportives ont une importance dans la société telle que
leur intégration dans les
projets de développement, notamment, ceux axés sur les jeunes en
situation vulnérable; la reconnaissance du sport comme une des priorités
nationales à même d’aider à l’intégration sociale, à la réduction de la
pauvreté et à l’amélioration des conditions de vie des populations
défavorisées. Le sport peut de nos jours constituer une voie de
promotion sociale. la mise en place de partenariats entre les pouvoirs
publics, la société civile, les organismes de sport, les collectivités
locales et le secteur privé est devenue une nécessité pour
promouvoir l’accès pour tous au Sport et à l’Education physique.
Le Maroc dispose de potentialités importantes dans toutes les
disciplines sportives qu'il faut valoriser en créant pour les
jeunes les conditions favorables d'exercer leurs activités
physiques , faire exprimer leurs potentialités et s'ouvrir de
perspectives pour leur avenir. Par ailleurs, Le sport est une langue
universelle qui a un
pouvoir fédérateur. Lorsque des jeunes participent à des activités
sportives ou ont accès à l’éducation physique, ils peuvent déborder
d’enthousiasme tout en apprenant les idéaux de l’esprit d’équipe et de
la tolérance. On peut considérer maintenant le sport comme un secteur
émergent sur le plan de l'économie sociale.
Le Mouvement Populaire
intègre cette nouvelle donne de ce secteur dans son programme et
met en avant une politique qui vise les principaux objectifs suivants:
-
Elargir la pratique du sport à travers le renforcement et l'extension
des infrastructures sportives,
-
Assurer les moyens nécessaires
pour une large pratique du sport dans les écoles, les collèges et les
lycées en tant que pépinières
de la culture sportive,
-
Créer des instituts universitaires d'études
sportives pour la formation des cadres et athlètes de hauts
niveaux.
Eau
Le contexte hydrologique du Maroc Le
contexte aride du climat du Maroc est principalement caractérisé par une
irrégularité, tant dans l'année que d'une année à l'autre, très marquée
des précipitations ainsi que par l'hétérogénéité de leur distribution.
L'alternance de séquences d'années de forte hydraulicité et de séquences
de sécheresse d'intensité et de durée variables, est un trait dominant
du climat et des régimes hydrologiques du Maroc. Le
Maroc dispose de quantités appréciables d’eau de surface. La
constitution des ressources en eau du Maroc résulte de plusieurs
facteurs dont la position géographique baignée par l'Océan Atlantique et
La stratégie de développement des ressources en eau La
construction de grands réservoirs de stockage des eaux de surface est la
seule alternative permettant de maîtriser les flux importants d'eau qui
interviennent pendant les périodes de crues, de les stocker, et de les
utiliser selon un régime plus conforme aux besoins économiques et
sociaux de la collectivité. Au delà des contraintes naturelles, le Maroc
doit aussi faire face à un contexte d’utilisation de l’eau très
sensible. D’une part, il faut faire face à des besoins en eau en rapide
croissance suite aux exigences de la pression démographique et du
développement économique et social. D’autre part, il est indispensable
d'assurer la protection et la restauration de la qualité de l'eau. Devant
ces contraintes, le Maroc a adopté dans le domaine de l'hydraulique,
pour les décennies à venir, une stratégie visant à assurer son
approvisionnement en eau avec régularité et pérennité. Cette stratégie
est centrée autour de la réalisation d’objectifs qui sont en cohérence
avec les objectifs majeurs de développement durable du pays et qui
concourent ensemble à l'amélioration des conditions de vie des citoyens.
Ces objectifs ont pour but de : • Faire
face aux besoins et sécuriser l'approvisionnement en eau potable des
populations urbaines et rurales ; •
Contribuer à la sécurité alimentaire du pays en favorisant le
développement de l'agriculture irriguée ; •
Assurer la protection des populations et des biens contre les crues et
les inondations ; •
Réduire la dépendance vis-à-vis de l'extérieur en valorisant les
potentialités hydrauliques pour la production d'énergie hydroélectrique
; •
Promouvoir le développement régional en favorisant un accès équilibré à
l'eau à travers tout le royaume. Les
efforts engagés en matière de planification de l’eau depuis le début des
années 1980 ont pour objet d’organiser le développement des ressources
en eau. Ils ont abouti à l’établissement de plans directeurs de
développement des ressources en eau des bassins hydrauliques et seront
complétés à court terme par l’établissement du plan national de l’eau,
dont l'objectif majeur est d'aider à : -
Assurer une adéquation permanente et un équilibre durable entre les
besoins et les ressources en eau disponibles ; -
Mettre en évidence les régions à déséquilibre entre besoins et
ressources en eau et envisager les transferts d’eau appropriés entre
régions excédentaire et régions déficitaires ; -
Disposer d'une stratégie opérationnelle pour les décennies à venir qui
détermine aussi bien les options techniques d'aménagement, de gestion et
de conservation des ressources en eau que les instruments
institutionnels, juridiques et économiques visant à en assurer une
utilisation économe et durable. La
priorité ainsi donnée, depuis plusieurs décennies, au développement des
ressources en eau de surface a permis de doter le pays d'un patrimoine
d'infrastructures hydrauliques composé, en 1998, de 92 grands barrages
d'une capacité de stockage de l'ordre de 14,5 Milliards de m3 et de 13
systèmes de transfert d'eau d'une longueur totale de près de
Le bilan dans les secteurs usagers L'eau potable Les
efforts consentis au cours des trois dernières décennies en matière de
mobilisation des eaux ont permis d'améliorer d'une manière continue la
desserte en eau potable des populations urbaines. En effet, la
production d'eau potable pour les agglomérations urbaines a été
multipliée par 5 entre 1972 et 1996, atteignant 840 Mm3 par an. Les
barrages participent actuellement à hauteur de 60 % à la satisfaction de
l'alimentation en eau potable et industrielle. Cette part ira encore en
augmentant dans l'avenir pour faire face à des besoins qui croissent de
3 % en moyenne par an. Pour
relever le service de l’eau potable en milieu rural au même niveau que
celui du milieu urbain, l’année
La
protection de la qualité de l'eau L'un
des aspects fondamentaux de la gestion concerne le suivi et la
protection de la qualité de l'eau. En effet, le développement des
activités économiques et sociales s'accompagne de divers impacts
négatifs sur l'environnement. Cela nécessite que diverses activités
visant la protection du patrimoine hydraulique contre la pollution
accompagnent les programmes de gestion quantitative des ressources en
eau. Il s’agit principalement d’activités relatives à la surveillance et
au contrôle de la qualité de l’eau des retenues de barrages et des
nappes souterraines, du soutien des débits de basses eaux par des
lâchers appropriés à partir des retenues de barrages, de l’assistance
technique aux collectivités locales pour le choix des sites pouvant
convenir à l’implantation d'infrastructures collectives (décharges
publiques, abattoirs, sites de stockage de déchets industriels etc…).
La
maîtrise des phénomènes hydrologiques extrêmes : crues et sécheresses L'une
des caractéristiques majeures du climat du Maroc est le caractère
structurel de l'occurrence de périodes de sécheresse. En vue de tenir
compte de cette contrainte, les grandes retenues de barrages ont été
dimensionnées pour assurer une maîtrise des apports d'eau lors des
années humides en vue de leur utilisation durant une, voire deux années
successives moins humides. Cette régularisation inter annuelle des eaux
mobilisées permet de faire face à des séquences d'années de sévère
sécheresse en assurant l'approvisionnement en eau potable du pays et
sans trop affecter sa production agricole.
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