Une vision. Un plan. Un engagement

 

Un plan Mouvement Populaire digne d’un Maroc travailleur et créateur de richesses

 

Pour un emploi qui sauvegarde la dignité des marocains

 

La lutte contre le chômage est au cœur de la lutte pour la protection des générations présentes et futures contre la pauvreté, l’exclusion, la précarité, et la délinquance. 


 

Etat de la situation :

Le fléau du chômage constitue certainement la préoccupation première des marocains. Il n’existe pratiquement pas de famille qui ne souffre directement ou indirectement de ce problème majeur.

En effet, depuis la mise en application du Plan d’Ajustement Structurel au début des années 80, le chômage, notamment des jeunes et des diplômés, n’a cessé de s’amplifier.

Ce fléau touche plus particulièrement le milieu urbain avec un taux de chômage qui dépasse en permanence les 15%. 

En outre,  le secteur agricole qui reste dépendant des aléas climatiques, souffre d’un sous emploi chronique.

Pour faire face à ce lancinant problème, les pouvoirs publics ont mis en œuvre tout un ensemble de mesures et actions visant à endiguer ce fléau. Il s’agit entre autres  de la promotion de l’auto emploi au moyen des crédits jeunes promoteurs et des crédits jeunes entrepreneurs, de la requalification de la demande d’emploi  avec la création de l’ANAPEC en 2000 et sa restructuration ultérieure, les récents programmes de « Idmaj » (insertion dans l’entreprise ou dans le public),  « Moukawalati » (l’incitation à la création des toutes petites entreprises avec comme objectif 30000 en 2008), le  programme « Ta’ehil » (requalification et promotion de l’employabilité des jeunes)

En dépit des efforts entrepris le chômage demeure la principale contrainte sociale au Maroc.  

 

 

Saviez-vous que :

*       Le taux de chômage, au niveau national est de l’ordre de 10% ;

*       Il  dépasse 15% en milieu urbain et quelque 4% en milieu rural.

*       Le taux de chômage des jeunes, disposant d’un diplôme de niveau moyen, avoisine les 24,6% ;

*       300 000 lauréats par année sont en quête d’emploi ;

*       L’emploi direct en agriculture représente 80% de l’emploi rural et près de 50% de l’emploi au niveau national ;

*       Le taux de sous-emploi en milieu rural est estimé à 19% ;

*       75% des femmes rurales travaillent en tant qu’aides familiales ;

*       Le taux de chômage des jeunes femmes rurales diplômées de niveau supérieur est 50 fois plus élevé que celui des jeunes femmes rurales sans diplôme ;

*       50,3% des chômeurs citadins cherchent un emploi pendant 3 ans ou plus et 33,9% depuis au moins 5 ans ;

*       La durée moyenne du chômage urbain est de 43 mois ;

*       Les exploitations agricoles n’utilisent que 60% de la force de travail disponible ;

*       96% de la population active en état de sous emploi se trouve dans l’agriculture ;


Pour un emploi qui sauvegarde la dignité des marocains

Un gouvernement MP érigera l’emploi en priorité nationale pour répondre à la peur des marocains de voir leurs enfants sombrer dans la toxicomanie et la délinquance


Les valeurs du Mouvement Populaire:

La dignité : Le MP partage le souhait qu’un travail décent pour tout le monde est le meilleur moyen de sauvegarder la dignité des jeunes et adultes, hommes et femmes. Il est intenable de voir nos jeunes exclus de la société et victimes de la drogue, la petite criminalité, le harcèlement des femmes et des touristes et la délinquance et de voir nos adultes contraints à mener une vie de dépendance, de mendicité et de précarité. La dignité humaine de tout un chacun commence par la capacité de travailler et de gagner sa vie.

L’espoir : Il n’y a pas plus difficile que de voir ses enfants grandir et savoir qu’à la fin ils n’auront aucune chance d’accéder au marché du travail. Le MP souhaite insuffler un vent d’espoir et d’optimisme à toutes les familles et à tous les jeunes. L’avenir est meilleur et prometteur, bâtissons-le  ensemble.

 

Le MP s’engage à :

*       Transformer une partie de l’espace de ses bureaux locaux en coins d’information et de formation sur les programmes mis en place par les pouvoirs publics pour promouvoir l’emploi

*        Accélérer la mise en oeuvre du Plan Emergence en mettant l’accent sur le développement des métiers mondiaux du Maroc (électronique, industrie automobile et aviation, offshoring, nouvelles technologies) à haute valeur ajoutée et favorisant la création d’emploi. Accompagner cette accélération d’un plan de formation de 100 000 ??? spécialistes  dans ces branches à l’horizon 2012.

*       Appuyer les créneaux porteurs et créateurs d’emploi (Agriculture, Agro-industrie, Textile, Artisanat, Tourisme et Immobilier) dans le cadre des stratégies sectorielles développées dans ce domaine en partenariat avec les professionnels et en favorisant la restructuration (textile), la modernisation (artisanat), la transformation (agriculture),  l’accès continu aux matières premières (agroalimentaire), l’investissement et la qualité (tourisme) et  l’organisation et la planification (immobilier);

*       Continuer la diversification des sources de revenus en milieu rural par le développement de l’artisanat, le tourisme rural et la valorisation des produits de terroir dans le cadre de la Vision 2020;

*       Réaliser une meilleure adéquation entre la formation et les besoins du marché de travail par :

§      Une augmentation signifiante de la pertinence des programmes et l’employabilité des élèves aux collèges et lycées publics toutes branches confondues

§      L’introduction de l’entreprenariat en tant que matière obligatoire à tous les niveaux du secondaire et de l’Université

§      Introduire la notion de « plan de carrière » dans nos lycées et universités 

§      Le renforcement des programmes de formation axés sur des spécialités professionnalisantes permettant une meilleure intégration des demandeurs d’emploi ;

§      L’implication effective et la concertation avec les professionnels dans la mise en place et la livraison des programmes de formation professionnelle et non professionnelle (au niveau des lycées et universités) avec la condition que les programmes ne soient validés que si les professionnels les approuvent aussi;

§      La mise en place de la formation contractuelle pour l’emploi dans le privé ou le public en partenariat avec les Universités et les centres de formation professionnelle ;

§      La détermination des besoins actuels et futurs du marché de travail en nombre d’emplois et en qualifications requises et la mise en place des programmes d’orientation et de formation souples et dynamiques qui y répondent;

*       Un soutien à la création d’entreprises et un appui aux entreprises créatrices d’emploi par :

§         Le soutien financier, la garantie à hauteur de 80 % d’accès au crédit bancaire et l’offre de services gratuits d’encadrement pour la création de TPE  et de PME, différenciés selon les activités et les zones ;

§         L’incitation et l’encouragement de l’entreprenariat et l’auto emploi en milieu rural (surtout agroindustriel) par le biais d’un programme de formation et de sensibilisation adéquat et

§         l’introduction d’un programme « entrepreneurs ruraux de demain » dans nos lycées et collèges ruraux et la mise en place des incubateurs d’entreprises dans nos centres de formation des techniciens de l’agriculture;

§         L’octroi d’avantages fiscaux aux entreprises fortement créatrices d’emploi ;

*       Une promotion du travail des jeunes par la promotion du salariat des diplômés chômeurs (y compris ceux ayant une formation professionnelle) de plus de 12 mois dans la vie active, via le développement de contrats de premier travail à durée déterminée (2ans) ;

*       Une meilleure gouvernance du marché du travail par :

§         La régionalisation de la politique d’emploi et de ses instruments, pour tenir compte des spécificités de chaque région et de ses potentialités en matière de ressources humaines et de création d’emploi ;

§         Le renforcement des moyens humains et financiers de l’ANAPEC pur mieux asseoir sa présence et dynamiser ses actions au niveau régional ;

§         Renforcer les partenariats et les contrats-programmes entre l’Etat et tous les acteurs du marché de travail ;

§         La prospection de marchés de travail internationaux pour l’identification des possibilités d’emploi pour la main d’œuvre et les qualifications nationales.

§         L’organisation et la modernisation des bourses de travail locales afin de rapprocher l’offre et la demande en main d’ouvre qualifiée et non qualifiée


 

Mobilisons nous avec le MP pour qu’aucun marocain ou marocaine désirant travailler et contribuer au développement économique de son pays ne soit  laissé(e) au bord de la route 

Pour que les marocains aient accès à une éducation de qualité, utile et pertinente

Le savoir est notre clé pour un avenir prospère


Etat de la situation :

L’éducation est le meilleur investissement dans l’avenir d’un peuple. Tous les marocains, enfants, jeunes et adultes, méritent un accès facile à une éducation de qualité, pertinente, utile et porteuse des valeurs humaines de citoyenneté, de responsabilité et de tolérance.  

Le Maroc dispose d’une vision de la réforme du système éducatif, exprimée dans la Charte, document qui fut l’objet d’un consensus national tant recherché.

Malheureusement, la réforme n’a pas donné les résultas escomptés. L’abandon scolaire ne cesse de croître; l’absentéisme des enseignants est arrivé à des niveaux inquiétants; la violence est devenue monnaie courante dans nos classes; la qualité et la pertinence de la vie professionnelle tardent encore à se concrétiser; l’environnement de l’école publique n’est pas encore propice à l’apprentissage ; le système de gouvernance au niveau de l’établissement et au niveau de tous les maillons de la chaîne  n’encourage pas la responsabilité et la gestion basée sur les résultats ; la décentralisation et la déconcentration restent des pures formalismes sans impact direct sur le système.

Bien que nous sommes à la septième année de la réforme, nous avons raté les rendez vous que nous nous sommes fixés par rapport à la généralisation du primaire, du collège, l’amélioration de l’accès et l’application de la loi. Dans quelques domaines comme la rétention, l’assiduité des enseignants et la qualité nous avons régressé par rapport à l’année de départ (2000). Par ailleurs, le système est budgétivore,  peu efficient et peu diversifié quant à ses sources de financement. 

Saviez vous que :

*       220 mille enfants abandonnent le primaire chaque année

*       120 mille enfants quittent le collège chaque année

*       L’abandon scolaire coûte 3400 dh par élève par année. Le coût global de l’abandon scolaire dans le primaire uniquement a été de 17 milliards de centimes en 2002

*       7,09 % ont quitté l’école publique en 2004/05 contre 6,29 % en 1989/99

*       Une province moyenne perd 36000 personnes/jours à cause de l’absentéisme des enseignants

*       87 % des enfants subissent des violences à l’école

*       Seuls 600 conseils de gestion des établissements scolaires sont mis en place alors qu’il y a plus de 8000 établissements publics au Maroc

*       Moins de 50 % réussissent au Baccalauréat, un taux bien en deçà des niveaux des pays comparables

*       Les délégations provinciales de l’Education Nationale ont moins de pouvoir que lorsque le système était supposé être centralisé. Leurs pouvoirs ont été « centralisés » au niveau de l’Académie  sans que celle-ci soit effectivement autonome

*       Le taux d’insertion de l’éducation non formelle vers l’éducation formelle est inférieur à 10 %

*      L’alphabétisation est lourde et lente parce qu’on y enseigne les compétences de lecture et d’écriture en plus de l’arabe standard. 



Pour une éducation utile :

Un gouvernement Mouvement Populaire oeuvrera pour que le Maroc devienne une vraie société de savoir


Les valeurs du Mouvement Populaire:

L’ouverture:

Le MP propose aux marocains une école publique réellement ouverte sur les parents, les élus locaux, la société civile, le secteur privé et les autres secteurs publics aussi bien au niveau de la gestion qu’au niveau du financement et de l’animation intellectuelle et culturelle de la vie locale.

La pertinence:

Le MP partage le souci des marocains de voir leur école enseigner des compétences pratiques et utiles, susceptibles de former des jeunes adultes capables d’analyser, critiquer, communiquer, résoudre les problèmes, planifier, gérer et évaluer.

La responsabilité:

L’éducation est l’affaire de tous mais sous la responsabilité du Ministère de tutelle. Le MP propose de responsabiliser tous les acteurs et d’établir un système de gestion par résultats qui fait  la distinction entre ceux qui font correctement leur travail contribuant ainsi à l’amélioration de la rentabilité du système de ceux qui ne le font pas.

La citoyenneté:

Le MP souhaite voir les valeurs de droit, de citoyenneté, de participation, de tolérance et de respect de la différence bien imprégnées dans nos curricula, nos méthodes pédagogiques et la vie scolaire de nos écoles. 

 

 

Le MP s’engage à :

*       Appliquer la loi relative à l’obligation de la scolarisation jusqu’à 16 ans

*       Renforcer le rôle des conseils d’établissements en les dotant de vrais pouvoirs de contrôle

*       Mettre en place un système de contractualisation au niveau de tous les maillons de la chaîne par le biais duquel la direction et les enseignants deviennent comptables (au niveau de leurs projets d’établissement) des résultats surtout au niveau de la rétention et de la performance dans les examens normalisés

*       Etablir une carte géographique de l’abandon scolaire et fixer des objectifs (différenciés selon son incidence dans les différentes localités) de sa réduction à un niveau en deçà de 2 % à l’horizon 2010

*       Revoir les textes réglementant le recrutement des candidats des centres de formation des instituteurs afin de n’y recruter que les personnes émanant des régions rurales où celles-ci seront affectées 

*       Doter les écoles rurales de logements de fonction  pour les instituteurs et impliquer les associations des parents d’élèves et de la société civile dans un effort d’intégration des enseignants dans le milieu rural.

*       Appliquer la grille de qualité développée par l’UNICEF Maroc dans  tous les établissements scolaires en partenariat avec tous les acteurs

*       Initier un programme de protection sanitaire dans les écoles publiques en partenariat avec le Ministère de la Santé publique

*       Mettre en place un programme susceptible de rendre l’école publique plus accessible aux enfants handicapés ;

*       Mettre en place une carte dynamique de besoins en places d’internat et de foyers d’accueil  et établir en conséquence un programme d’extension des internats tout en optant pour la formule des foyers gérés par les associations locales développé par le Comité de Soutien à la Scolarisation des Filles en milieu rural

*       Evaluer l’expérience de l’enseignement de Tamazight afin de le rendre plus efficace et plus répondant aux objectifs de l’utilisation des langues maternelles et encourager l’utilisation des langues maternelles dans l’enseignement surtout des sciences, technologies et sciences sociales  

*       Augmenter l’orientation vers des branches techniques, économiques et scientifiques à 70 % à l’horizon 2012 et progressivement transformer la branche lettres modernes en une branche de communication et de gestion tout en renforçant le rôle de la philosophie et d’autres matières d’analyse et de critique

*       Réduire l’utilisation de l’apprentissage par cœur dans les examens et les contrôles continus et introduire les méthodes d’apprentissage basés sur l’apprenant (au lieu de l’enseignant) par le bais de la formation continue et la formation initiale des enseignants

*       Introduire l’informatique comme matière pratique obligatoire dans tous les collèges et lycées    

*       Introduire « l’esprit entreprenarial » comme discipline obligatoire dans nos collèges, lycées et universités et introduire la « planification des carrières » comme activité extra-curriculaire et activité d’orientation et de conseil afin d’aider nos jeunes à se préparer pour le marché du travail

*       Doter l’Université d’une vraie autonomie à tous les niveaux de prise de décision

*       Renforcer le tronc commun à l’université par des cursus visant des compétences entrepreneuriales et professionnelles

*       Encourager la création d’au moins un incubateur par université

*       Mettre en place une stratégie d’adéquation formation emploi dans les lycées et encourager les universités à ouvrir des services de gestion de carrières gérés conjointement par les enseignants et des représentants de l’entreprise

*       Centrer les efforts d’alphabétisation sur l’acquisition des compétences de lecture et d’écriture dans les langues maternelles (le darija et le tamazight) et laisser l’apprentissage de l’arabe standard pour des étapes ultérieures.         

 

Ensemble, nous réussirons le pari d’une éducation pour tous, utile, de qualité et porteuse de valeurs citoyennes 

 

 


Pour un accès aux soins amélioré

Un peuple en bonne santé est un peuple productif et créateur de richesses


Etat de la situation :

« Santé pour tous » ne doit pas être un simple slogan. La santé est au coeur du développement socio-économique. Les marocains méritent un système de santé efficace, accessible, bien géré, transparent, responsable et financièrement sain qui répond à leurs besoins en prévention, en santé de base, en soins avancés et en médicaments.

Le système de santé actuel souffre du manque de bonne gouvernance, de défaillances énormes dans ses procédures, de l’absence  d’une réactivité efficace et rapide aux besoins de la population et de la vétusté et l’insuffisance des structures de soin.

Le réseau des cliniques et laboratoires privés proposent des équipements et services disparates et sont très peu contrôlés par l’Etat.

Il faut une politique proactive et volontariste qui revoit tout le système dans son mode de gestion et qui initie un programme général de restauration et de construction susceptibles d’améliorer l’accès aux soins de meilleur qualité.

Le retrait de l’Etat affecte les plus pauvres et la mise en place du système RAMED doit être accéléré  afin de couvrir l’accès aux soins pour les plus démunis et permettre au système d’être solvable financièrement. 

 

 

 

 

Saviez-vous que?

Le Maroc dispose uniquement de 44 médecins pour 100 000 habitants

44 % des médecins sont concentrés dans les deux villes de Rabat et Casablanca

Les dépenses globales de la santé au Maroc sont de l’ordre de 15 milliards de dirhams (soit 4,5 % du PIB), dont 54 % sont financés par les ménages et 40 % à travers un financement collectif (mutuelles, assurance ou fiscalité)

Le ratio du nombre d’établissements par habitant est de 1 pour 14000 habitants.

Près de 31 % de la population (surtout rurale) se trouve à plus de 10 km d’un étab